Le Tri Salève à Alcatraz - Ils l'ont fait !

Les 6 amis du Tri Salève ont réussi leur défi de venir à bout de l’édition 2010 du triathlon Escape from Alcatraz.
Voici le récit de leur voyage et de leur course….


Vendredi 30 avril: le voyage
- Debout 4h, petit déj et direction l'aéroport de Genève pour un décollage prévu à 7h30 destination Londres.
- Escale de 3h - ravitaillement oblige et l'excitation monte.
- 11H30. C'est l'heure de la grande traversée de l'Atlantique...Pendant tout le voyage, pas le temps de dormir... Le nez collé aux hublots, nous admirons à plus de 10000 mètres d'altitude des paysages à couper le souffle... L'Irlande, l'Atlantique, des nuages, le Groenland et ses glaciers, des nuages, la banquise, la baie d'Hudson, des nuages, le Canada, les Rocheuses, ... et enfin San Francisco, flanquée de ses collines, de ses failles tectoniques, du Pacifique et plus un seul nuage!
- 15h30 Arrivée en Californie... Une grande gifle en plein visage... tout ici semble démesuré, c'est beau, c'est grisant, c'est immense... on est perdu. C'est le parcours du combattant! Récupérer les valises, attraper le bon bus pour nous amener en centre ville, manger notre 1er donut made in USA (hein Stof!) et rejoindre la rue de l'appart au coin sud-est du Golden Gate Park... Carl Street... Imprononçable pour le français moyen (si si je vous jure, même Yan s'y est cassé les dents!) donc impossible de demander notre chemin. Et tout ça, chargés comme des mules, 9h de jetlag dans la face... même pas mal.
- 1h30 de bus, métro et tramway plus tard... on y est ! Ouf !

Samedi 1 mai :
Programme chargé
- Retrait des vélos de location à l'autre bout de la ville... Après 150 arrêts photos, nous arrivons enfin à bon port, à l'extrémité nord de Colombus street, près de Fisherman's Wharf... Athlètes et touristes !
- Quelques frayeurs quant aux cautions...Les CB ont failli fondre en recevant la transaction de 3000$... Puis direction "Marina Green", notre  point de chute pour tout le week-end, où se situe le parc à vélo. Premier  "ride"  dans les rues de Frisco, sans oublier quelques pauses photos sur fond de Golden Gate Bridge, Alcatraz Island et Presidio. Mythique.
- La pression monte d'un coup dans le village de la course et devant tout ce monde... on se sent tout petit !
- Retrait des dossards, du  "racepack" plus quelques petites surprises... Seules manquent les puces qu'on récupèrera avant de monter dans le bateau demain matin.
- En attendant, ça vaut bien quelques photos avec nos Tshirts et sacs "Escape from Alcatraz" ... La classe !

- Briefing du matin raté, nous devons attendre celui de 16h. Un petit encas s'impose.
- 16h briefing... in English... heureusement Yan et Loulou traduisent au fur et à mesure... (en tout cas pour moi!) La seule chose à retenir: "get across the river" dès le saut du bateau... Le parcours natation s'annonce en effet stratégique. Un courant fort d'eau douce mue par toutes les rivières de la baie, associé à la marée basse du matin propulsent à plus de 4 miles à l'heure (environ 7km/h) des milliers de mètres cube chaque seconde de saumure glacée hors de la baie. Autant dire que tous les imprudents tentés par la ligne droite se retrouveront éjectés sous le célèbre pont "rouge brique" sans espoir de retour! Dixit le "coast guard" du briefing avec un petit sourire mutin...

-17h : il faut retraverser la ville pour rejoindre notre appartement... Le choix de l'itinéraire associe retour et visite... Le parc Présidio n'est pas plat, à l'image de la mégapole d'ailleurs! Cet itinéraire n'est à l'évidence pas le meilleur la veille d'une compétition!
Les cuisses enregistrent déjà ce qu'elles vont endurer pendant la  course... et Nanou s'en souviendra longtemps !
- 2h plus tard, arrivée à l'appart tous vivants, les san franciscains sont étonnement courtois et patients au volant... préparation des vélos, du matos... et tout et tout et c'est déjà l'heure de manger notre ration de pates puis au dodo. La journée de demain s'annonce longue et forte en émotions.

Dimanche 2 mai : L'évasion
- 3h30 "dring, dring, debout!" N'en déplaise au décalage (décalquage...) horaire, d'un côté ou de l'autre de l'hémisphère, c'est toujours aussi dur de se lever en pleine nuit!
- 3h45 Laborieusement, essayer d'avaler gatosport, banane, barres énergétiques etc... dur, dur, l'appétit ne s'est pas encore réveillé, lui.
- 4h15 Tout le monde est prêt, dernière check-list et en selle, il faut traverser San Francisco à vélo pour aller rejoindre la zone de transition.
Un "ride" exceptionnel de 7 miles en pleine nuit sur "Divisadero street"... Inoubliable...et ça grimpe... et c'est raide... mais le plus court... la ligne droite bien sur !
- 4h45 Marina green - Des tas de petites lucioles s'agitent déjà sur le gazon de la jetée (Saperlipopette! on a oublié les frontales). Pas le temps de tergiverser, les bénévoles suractifs attendent notre premier sac (baskets - serviette - gourde) pour la première transition entre la sortie de l'eau et le parc à vélo... 1 mile à parcourir à pied avant d'enfourcher nos bikes. "bah  alors, t'as pas écouté le briefing ?!"
- Entrée dans le parc, reste encore à trouver dans l'obscurité nos emplacements parmi 1800 (Cécile: 368, Serpil 382, Yan, 583, Loulou 721 et Stoph 928). 1ère séparation du groupe et 1ère confrontation avec soi même avant le départ.
- 5h30 Tout est prêt, direction la navette pour prendre le fameux bateau qui nous attend à "Pier 3", les quais du nord de la ville. 20 petites minutes de trajet, assis, à se concentrer pour certains, à essayer de se détendre pour d'autres... Je ne sais pas si nous réalisons encore vraiment ce qui nous attend.
- 5h50 Terminus, tout le monde descend! Nous investissons la jetée comme des centaines d'autres concurrents, l'aube se profile à l'horizon.  Récupération de nos puces... pied droit,  pied gauche... peu importe. Malgré l'affluence, l'attente est minime. Depuis la veille des centaines de bénévoles nous pouponnent, c'est carré, c'est ricain...
- Bercé par le clapot du matin, illuminé de mille feux, notre embarcation nous attend. Il fait toujours nuit quand nous montons sur le San Francisco Belle, ouwahou!!! Des frissons nous  parcourent le corps. Il est gigantesque.
- Nous avons maintenant tout le loisir d'admirer un lever de soleil que nous n'oublierons pas de si tôt! Ses premiers rayons, réfractés par les haubans du "Bay Bridge", nous transpercent... C'est apaisant.
- L'attente est longue, il y a de plus en plus de monde à bord... nous devons en principe nous placer en fonction de la couleur de notre bonnet, relative à notre groupe d'âge. Rouge pour Serpil, Yan et moi (30-35ans); vert pour Stof et Loulou (35-39ans). On a quand même pu rester ensemble, les 2 groupes se côtoyant... Ouf! Les moins de 40 ans sont au rez, les plus de 40 ans au premier. Les jeunes et les handisport en première ligne.

- 7h Les moteurs se mettent en marche... petit coup d'adrénaline! Le "San Francisco Belle" prend le large. La pression monte d’un cran. Mais il reste encore 1h avant le départ, le temps pour nous de discuter avec nos voisins... in English please... tous très sympas... Manifestement plus détendus que nous!
- 7h30 On s'approche de l'île de la célèbre prison... oh! On est tout prêt! On ne le sera jamais plus! Les bâtiments d’Alcatraz sont très impressionnants. On comprend toute la dimension du mythe de cet endroit et de son impossible évasion, les courants glacés de la baie ont du charrier les corps de maints détenus téméraires... l'immensité du Pacifique sera à jamais leur dernière demeure.
- Enfilage de la combi, des chaussons, de la cagoule, nous tenons farouchement à réussir notre évasion (l'instinct de conservation!)... Il commence à faire chaud !
- Rangement de nos affaires perso (tel que vestes, chaussures, pantalons, gourdes...) dans le second sac que nous laissons dans le bateau... bah non! On ne nage pas avec ! On le récupérera à la fin de la course... enfin on espère!
- Le temps s'accélère et soudain... {{L’hymne américain}} résonne! Un des moments qu'on attendait le plus... Je crois qu'on a tous réalisé que le grand saut n'était plus qu'une question de secondes...
- 30s before the start : c'est l'heure des embrassades, des derniers regards... L'émotion bat son plein! Le palpitant aussi!

- Five - Four - Three - Two - one - GO ! Les élites ont sauté... C'est bientôt notre tour.
- Petit à petit on s'approche de la porte, poussé par une marée humaine schizophrénique, mélange d'assurance insolente à la "Top Gun" et de "j'y vais mais j'ai peur" à la française...oh! la, la, ... c'est maintenant !


La course

Le saut dans la baie de San Francisco et la nat :
- La puce se déclenche 3, 2, 1, un petit saut d'1m50 et c'est le contact avec l'eau à... 12-13°C ! Ouch! Loulou et moi, puis Yan et Serpil, main dans la main, puis stof! Inoubliable!
- Ca réveille, ça cristallise, ça barre au front...
- Une bonne inspiration et c'est parti, toute la tension s'envole pour laisser place à la course. On peut d'ores et déjà remercier Marine et Décathlon pour les cagoules et les chaussons indispensables à ces eaux froides et ... sombres hein Loulou ?!
- Un seul objectif, rejoindre la berge, 2400m plus loin. Mode survie "engaged" et chacun pour sa peau. Attention, se souvenir "get across the river". Ne pas viser tout de suite la marina mais "Fort Mason"... à gauche de la plage... et oui, le courant nous emmène insidieusement au large. Il faut s'en cesse réajuster la trajectoire.
- Il y a du monde partout, dans tous les sens, c'est tellement vaste, qui suivre, où aller ? Bras droit, bras gauche, respirer, une vague, la tasse, lever la tête, plaf! une autre vague, une autre tasse...
- Petit arrêt sur image : Le Golden Gate Bridge à droite, l'immense navire qu'on laisse dernière nous avec Alcatraz en fond et droit devant, la ville et ses gratte- ciel, ses collines et Marina Green... notre objectif.
- Aller, finit de rêvasser, il faut envoyer un peu... et ne pas trainer car les mains s'engourdissent au fil du temps.
- Une demi-heure dans cette mixture givrée et enfin la plage, sortie de l'eau, des gars jaillissent, à droite, à gauche, et des spectateurs en pagailles qui applaudissent.
- Titubant sur le sable comme un GI débarquant sur Omaha Beach, il faut partir à la recherche de son sac de change, parmi tous les autres, Mais où est-il? Où est-il? ...ouf, aucun problème, il est bien à sa place. Trop forts ces Yankees! En un temps record et machinalement - il faut vider son sac - enlever sa combi, sa cagoule, ses chaussons - mettre le tout dans le sac avec bonnet et lunettes - se rincer le visage - boire frénétiquement en versant la moitié à côté - chausser ses baskets et hop, sprinter vers le parc... enfin trottiner avec les pieds anesthésiés!
- Grace à nos supers trifonctions offertes par Kiwami et floquées France en gros avec nos prénoms au bas du dos, nous seront encouragés tout au long de la course. "good job france!", "go français!", "good work Louwlouw!"...
- Pendant la courte course à pied, nous apercevons Nanou aux aguets prête à mitrailler tout ce qui est en noir/rouge et France... Surtout sois bien attentive Nanou !


Bike

- 8h40 (environ) En selle pour 18 miles (soit 30km environ) devant un paysage à couper le souffle... pourtant il va en falloir pour ce parcours quelque peu accidenté! Des montées/descentes brutales et raides à souhait et un goudron par endroit bien bosselé, lui aussi!
- Le vent commence gentiment à se lever et rajoute une difficulté supplémentaire... on est plus à ça prêt!
- Pour nous divertir et penser à autre chose que nos cuisses qui brulent, nous nous imprégnons de ce décor mythique : le célèbre pont écarlate, l'océan pacifique et ses vagues s'écrasant sur la plage, des parcs et des arbres à l'américaine, c'est à dire tout simplement immenses !
- Le parcours en aller-retour sur les falaises et dans le Golden Gate Park, nous offre l'occasion de nous croiser à plusieurs reprises. A chaque fois, on a tous la banane, heureux d'en baver dans un cadre aussi fascinant!
- Déjà ! On croise les premiers qui ont l'air si facile...  c'est trop injuste! Bien que le vent s'en donne à cœur joie, ici, le drafting, connait pas. Il faut sans cesse relancer: Négocier les virages sournois à angle droit, gravir les "murs" impitoyables, débrancher les lobes cérébraux dans les descentes, diviser son attention entre les "landscapes" de la porte d'or et le piégeux enrobé... Mason street, Lincoln boulevard dans le titanesque parc du Presidio, El Camino Del Mar avec ses maisons à la "Santa Barbara", Great Highway et ses plages (pas une serviette de bain à l'horizon... les déferlantes à 10°C et l'incessant vent du large y sont peut-être pour quelque chose...), JFK drive, Martin Luther King drive au cœur du Golden Gate Park, demi tour et rebelotte!
Un vieux sage à dit: tout ce qui a été descendu sera gravi à nouveau... Rhaaa! Et là, on réalise soudain que toutes les parties providentielles en descente de l'allé ne vont pas nous louper.
Les courbes dans les 3 dimensions se succèdent à un rythme infernal, relance, coup de frein, danseuse, tête dans le guidon, danseuse... ah ben non peux plus... Et enfin, on aperçoit les drapeaux au loin, on y est...
De retour au parc, les jambes cramées, nous esquissons un petit coucou à Nanou qui nous guette et n'en loupe pas une miette.

Course à pied
Un peu moins d'1h après la sortie de l’eau pour Loulou, un peu plus pour le reste de notre équipe de choc.
- Debout sur les freins, on pose le pied sur la ligne et on pousse notre monture en courant sur le doux gazon de la marina. De brefs regards sur les cotés pour repérer son emplacement et... "Oups c'est déjà mon allée".
- Vélo en place bien rangé dans l'espace exigu qui nous est imparti, baskets au pied, il faut terminer! On sait déjà ce qu'il nous attend... des marches, des côtes, du sable et 13km sous le soleil qui cogne maintenant ardemment.
- Comme prévu, le parcours est exigeant dès le 2ème kil, ça monte vers le Golden Gate Bridge, encore! Si des concurrents demandent à quoi il ressemble à la fin de la course, c'est qu'ils l'auront vraiment fait exprès!
- Beaucoup de passages à double sens, on n'est jamais tout seul, parfois même au plus près des élites, et toujours autant de spectateurs qui nous acclament comme des pros...
"good job!" "go France!" "go français!"... Successions de single tracks cassants sur les falaises des confins de l'occident, nous empruntons les chemins de ronde des bunkers censés repousser une éventuelle invasion nippone... On descend vers la plage, demi-tour, on se croise on se tape dans la main, on sent les embruns de l'océan...
- Et soudain, on y est, "Sand Ladder"... 400 marches dans le sable, aie aie aie, ça va faire mal! En une fraction de seconde, tous les commentaires, toutes les vidéos, glanés sur le net de ce passage tant redouté nous reviennent en tête. Est-ce aussi difficile qu'on le dit? Quelqu'un a-t-il vraiment déjà compté les marches? Vais-je être à la hauteur?... Une chose est sûre, on ne peut pas courir! Trop raide! Trop mou! Trop mal! Mais tout ça, c'est mental. Tout le monde a souffre, il ne faut pas lâcher! (sachant que Yan est sur mes talons...) Les secondes s'égrainent comme des heures, la réalité s'estompe, le public scande...
Ca y est, la pente s'adoucit, combien de temps pour franchir cette épreuve ai-je mis? La puce nous le révèlera plus tard. Il faut maintenant repasser sous les piles du fameux pont et amorcer la descente sur "Crissy Field" et sa promenade familiale.
- Encore 2 miles ... de plat... pas possible! Et avec le vent dans le dos! Incroyable... au bout de 2h30 de course, c'est appréciable.
- L'arrivée se dessine enfin, une grande ligne droite ornée de drapeaux de tous les pays du monde, des spectateurs en folie... même pour nous et oui! Une petite remarque du speaker qui tente de prononcer notre nom! "Christopher Raïno !" "France " "Annemasse", "Seurpaïle Makaïne"... Le sprint final avec ce qui nous reste, de jus, d'orgueil, ou de je ne sais quoi... et enfin le compteur s'arrête!
- La ligne est franchie! "yes! we did it" On l'a fait! Ce qui n'était qu'un vague fantasme quelques mois plus tôt, une ligne de plus sur le carnet de ce que l'on souhaiterait accomplir "quand on s'rait grand", est maintenant ancré ad vitam aeternam au plus profond de nos mémoires. Sommes-nous à présent un peu différents? Emporterons-nous dans nos cœurs un peu du nouveau continent? Mi grandis, mi amoindris (si,si un peu quand même!) nous essayons, chacun à notre manière de profiter de l'instant présent.

Midi / midi et demi, le reste de la journée pour savourer…
- L'excitation, la fierté, la fatigue, le partage, tout ça en même temps... Je crois qu'on a fait le plein d'émotions pour l'année.
La preuve en image... c'est plus éloquent.

- Le cœur et les yeux encore dans les nuages, il faut récupérer malgré tout nos affaires, laissées aux mains attentives du staf. Il faudra être patient, 1800 triathlètes attendent tout comme nous... C'est le moment de raconter et de reraconter nos temps forts, nos galères, nos surprises. Et il y en a à dire... !!!!!
- Tout est ok, parfait. On peut féliciter l'organisation qui est vraiment bien rôdée. 30ème édition, ils ont eu le temps d'essuyer les plâtres!
- Aller, encore quelques photos,  ici et puis là, comme ci et comme ça... L'euphorie n'est pas prête de s'éteindre y compris en pensant au retour en bike sur Divisadero street... même pas peur! La légende raconte que certains de nous ont posé le pied lors du retour épique à l'appartement... Mais c'est une légende!

La suite de notre voyage, plus touristique, fut également forte en émotions et en découvertes.
Mais ça, c'est une autre histoire !

Les moments forts
- Stof : Je me rappelle voir mes pieds sur le bord du bateau, celui-ci s’enfonce dans le creux de la vague et je saute, des bulles, une eau entre le jaunâtre et le verdâtre et là c’est partie en direction de Fort Mason et de la coupole de  l‘Exploratorium. Je me souviens d’avoir ressenti un peu la fraîcheur de l’eau pendant les 5 premières minutes sur le visage et les mains, mais je n’ai pas eu froid tout au long de la nat.
Un truc que j’allais oublier, le ravitaillement, énorme, 2 assiettes pleines,  des fruits, des cookies, des gâteaux, de la soupe, de la salade, des beagles, enfin bref, un truc d’enfer, à l’américaine quoi !
- Serpil: le départ dans le bateau (l'hymne américain), le saut dans le pacifique main dans la main, et le bisou de départ avec Yan.
- Loulou : Les premières "rampes" du Présidio assis sur la selle au milieu des arbres centenaires. C'est seulement à cet instant que j'ai pris le temps de songer au chemin accompli, au pari fou entre amis, à la loterie, à cette épreuve mythique, à l'azur se mêlant au pacifique, au voyage de ma vie...
Et puis peu à peu, j'ai  pris conscience, au rythme de mes jambes endolories, du chemin qu'il me restait à parcourir !
- Cécile : C'est difficile de faire un choix! Je crois que je me reverrai toujours en arrivant sur la plage à mi parcours, juste le temps d'apercevoir Loulou, d'un échange de regards pétillants avant qu'il attaque San Ladder et de s'envoyer un baiser puis quelques minutes plus tard, je croise Yan juste après le demi tour dans le sable, chacun faisant l'effort de faire un bout de chemin l'un vers l'autre pour se taper dans la main! Trop top!
Je ne réalise pas tout de suite qu'il ne faut pas trainer car il est à une minute dernière moi ... Je suis alors persuadée qu'il va me doubler sur le retour!
ET ce n'est qu'un moment fort parmi tant d'autres !

L'image du voyage
- Stof : J’ai plusieurs images de ce voyage, parce que  la course était vraiment un bon moment et ce que nous avons vu et vécu les jours suivant restera inoubliable.  En voici quelques unes : Serpil et Yan qui se tiennent la main avant de sauter du bateau, le Golden Gate pendant la course à pied, la monté de la rue Divisadero en vélo juste après la course,  Chinatown, notre jogging matinale avec Cécile du Golden Gate Park, et surtout les bonnes crises de rires avec les copains, surtout pour indiquer aux taxis notre adresse "Carl Street", ça a l’air facile, mais les américains on vraiment un accent à eux.
Sinon, je vous propose celle-ci : nous tous sur la plage où nous avons couru pendant la course, avec le Golden Gate bridge derrière nous, nos médailles de finisher autour du cou et le papi qui se fait bronzé a poil à côté de nous.
- Serpil : Dans les environs de cinq heure du matin, nous cinq sur nos vélos avec nos sacs à dos, au sommet de San Francisco plongé dans le noir et le calme, en train d'admirer la pente qu'il va falloir descendre pour aller au départ de la course. (Juste à y penser j'en ai la chair de poule)
- Loulou : Je garde en mémoire les perspectives vertigineuses des haubans du Golden Gate Bridge lorsque nous avons pour la première fois traversé cet ouvrage charismatique. Un instant je me suis pris pour « Dirty Harry ».
- Cécile : Comme Serpil, les petits frenchies, au sommet de Divisadero en vélo de nuit, face à la baie à 4h30 du matin quelques heures avant le grand saut.
Sinon, le survol de San Francisco en avion ! Wahou ! Le début de l'aventure !
Enfin, la vue de dingue au sommet du mont Tamalpais de l'autre coté du Golden Gate Bridge à plus de 900m... Fantastique! ...
Il faut y aller, c'est tout !


Réactions et commentaires

4 Commentaires

1

julien a écrit le 08.10.2011 12:48

j'ai reçu un mail comme quoi j'étais tiré au sort pour l'épreuve de 2012 !! chose imprévue au début.

 

pouvez vous me donnez des détails sur votre organisation ? location de vélo sur place ou bien emmené avec vous dans vos bagages ? voyage organisée ou vous avez tt fait vous même? ...merci d'avnce pour vos réponses

Vlora a écrit le 25.05.2011 00:36

With the bases loaded you strcuk us out with that answer!

Jalene a écrit le 06.05.2011 17:11

TYVM you've svoled all my problems

Frank a écrit le 01.07.2010 17:34

Merci à vous 5 (Cécile 368, Serpil 382, Yan, 583, Loulou 721 et Stoph 928) d'avoir partagé vos émotions sur cette épreuve mythique et BRAVO !!!

 

Votre reportage m'encourage à participer un jour à cette épreuve, dont j'ai retenu 3 points techniques principaux : courant, variation du terrain et "Sand Ladder"; mais également d'autres faits: un départ hors-du-commun, la qualité de l'organisation, l'accueil et la satisfaction (plaisir) d'être aller jusqu'au bout.

 

Merci et bonne continuation,

Sportivement,

Frank

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